29 septembre 2006

Uranium Laurent Désiré et Joseph Kabila: ce rveau moteur dans l’énorme trafic d’uranium...

Laurent Désiré et Joseph Kabila:

cerveau moteur dans l'énorme trafic

d'uranium au sommet de l'Etat en RDC
(La Collecte 11/08/2006)

Chose promise, chose due. M. Honoré Ngbanda, président de l'APARECO vient de publier sur le site Internet de cette association politique ( www.aparecordc.org) la suite de révélations sur l'implication du feu Laurent Désiré Kabila et de Joseph Kabila dans le trafic d'uranium. « Le trafic d'uranium congolais que dénonce aujourd'hui l'hebdomadaire britannique Sunday Times remonte, selon les témoignages en notre possession, à LD Kabila. En effet, pour soulager leur conscience, certains officiers congolais qui avaient pris part aux différentes opérations de trafic d'uranium nous ont fourni des détails accablants concernant ces opérations secrètes. L'un d'eux qui a accepté de nous livrer son témoignage dès le début de l'année 2005 est toujours disposé à déposer à visage découvert, le cas échéant, si toutes les conditions pour sa sécurité étaient réunies », écrit Honoré Ngbanda.




Enorme trafic d'uranium au sommet de l'Etat en RDC

Les « Kabila » : cerveau moteur

(Suite)

Le monde vit aujourd'hui sous la menace du terrorisme et de la guerre nucléaire. Depuis le 11 septembre 2001, le terrorisme international inquiète le monde entier sur sa capacité de nuisance. Plus personne ne sait prédire aujourd'hui son modus operandi pour demain. L'introduction de la bombe nucléaire artisanale dans le terrorisme constitue de nos jours l'hypothèse la plus redoutée dans la lutte anti-terroriste. Par conséquent, l'usage de l'uranium est devenu plus que jamais la préoccupation majeure de la communauté internationale pour éviter sa prolifération et son usage abusif et incontrôlé entre les mains des irresponsables sur le plan moral et éthique. Deux pays sont à ce jour dans le collimateur du Conseil de Sécurité de l'ONU : l'Iran et la Corée du Nord. Bien avant eux, l'Irak fut indexé et ciblé, à tort ou à raison, par l'administration américaine traumatisée par le mémorable exploit des terroristes qui venaient de frapper pour la toute première fois au cœur des Etats-Unis.

La République Démocratique du Congo étant le premier pays producteur de l'uranium, tant sur le plan de sa quantité que de sa qualité, ses dirigeants politiques portent devant le monde une très lourde responsabilité quant à son exploitation et à sa commercialisation. Et tous les dirigeants politiques congolais qui se sont succédés au pouvoir à Kinshasa en ont fait un point d'honneur. Tous, sauf deux : LD Kabila et son successeur Joseph Kabila.

Pour permettre d'appréhender la nature perfide et dangereuse du trafic de l'uranium congolais que nous dénonçons ici, il est important de rappeler la brève histoire de la mine de Shinkolobwe où se fait l'exploitation de cette matière stratégique. Située à 160 Km de Lubumbashi dans la province du Katanga, la mine de Shinkolobwe est tristement entrée dans l'histoire de l'humanité à cause des 15OO tonnes d'uranium fournies aux Etats-Unis d'Amérique, et qui avaient servi à la fabrication de la bombe atomique qui fut larguée, pour la première fois dans l'histoire, sur les villes japonaises d'Hiroshima et Nagasaki en Août 1945.

Après la deuxième guerre mondiale, la Belgique procéda, pour des raisons de sécurité, semble-t-il, à la fermeture de cette mine. Mais comme d'habitude, après la fermeture de cette mine, le sort des milliers de travailleurs congolais ainsi que de leurs familles n'intéressa point les exploitants belges qui s'en tirèrent à très bon compte ! Aucune activité de rechange ne fut donc prévue pour les mineurs congolais, obligés de se livrer à l'exploitation illicite dont leurs descendants ont aujourd'hui repris l'activité pour leur survie, sous prétexte d'exploiter le cobalt et certains dérivés du cuivre.

Sous Mobutu, l'activité clandestine était essentiellement orientée vers le cobalt, le cuivre, ses dérivés et ses déchets. Selon des sources crédibles, le rapport confidentiel des experts remis aux autorités américaines signale que depuis l'avènement de LD Kabila en Mai 1997, on note un déferlement vers cette mine officiellement fermée d'au moins 14000 creuseurs trafiquants dont l'âge varie entre 15 et 40 ans. Selon le même rapport, ces creuseurs seraient même réunis au sein d'une structure officieusement reconnue par les autorités administratives provinciales sous la dénomination des « exploitants miniers artisanaux du KATANGA » (EMAK en sigle).

Le rapport d'experts stipule en outre ceci : « l'exploitation se fait dans les anciennes galeries de la mine située à plus ou moins 300 m de l'ancien concentrateur dont la surface est couverte de béton armé et certains d'entre eux (ndlr : creuseurs clandestins) s'y adonnent à leur besogne torses nus, avec des pelles et des pioches, 24 heures d'affilée. Il sied également de signaler que, bon nombre d'entre eux ont installé des tentes autour de ces galeries et y habitent avec leurs familles dans lesquelles on trouve des nombreuses jeunes femmes et des enfants de moins de 3 ans. » Stigmatisant les conséquences de cette situation, le rapport précise : « Les prélèvements effectués par des chercheurs, au mois de juillet dernier, sur les matières uranifères extraites des carrières de SHINKOLOBWE ont indiqué un niveau de radiation allant de 300 à plus ou moins 1000 microrems. Ce qui est largement au dessus du fond normal ou élevé de radiation qui se situe entre 10 et 129 urems/hr. Dans ce même registre, une étude menée récemment, montre que le taux d'irradiation se situe entre 10000 et 15000 coups par seconde, alors qu'à partir de 100 le taux, le taux est jugé très dangereux. »

Abordant le volet commercial de ce trafic, le rapport des experts signale que « les creuseurs clandestins vendent leurs produits au prix de 300 à 500 $ u.s. aux trafiquants parmi lesquels on trouve outre des congolais, des libanais, chinois, coréens, indopakistanais, palestiniens, nigériens et quelques occidentaux. Ces trafiquants utilisent pour la plupart, des documents commerciaux de leurs partenaires congolais qui se recrutent parmi les autorités militaires et civiles. Ils exportent, à cet effet, leurs produits en toute impunité, faisant ainsi de la RDC la pourvoyeuse des produits uranifères. »

La situation qui prévaut à Shinkolobwe telle que décrite dans ce rapport démontre que la RDC est devenue un foyer dangereux de ravitaillement du terrorisme international, parce qu'elle joue aujourd'hui le rôle de tiroir-caisse des organisations terroristes de part le monde, à cause de la cupidité des hauts responsables politiques congolais décidés à se remplir les poches par n'importe quel moyen !

Le trafic d'uranium congolais que dénonce aujourd'hui l'hebdomadaire britannique Sunday Times remonte, selon les témoignages en notre possession, à LD Kabila. En effet, pour soulager leur conscience, certains officiers congolais qui avaient pris part aux différentes opérations de trafic d'uranium nous ont fourni des détails accablants concernant ces opérations secrètes. L'un d'eux qui a accepté de nous livrer son témoignage dès le début de l'année 2005 est toujours disposé à déposer à visage découvert, le cas échéant, si toutes les conditions pour sa sécurité étaient réunies. Mais en attendant, il nous a confié la cassette vidéo de son témoignage enregistré relatant le récit complet de ce trafic dans lequel il a été engagé par ses chefs hiérarchiques. Nous livrons dans ces lignes une partie de son témoignage, en attendant l'exploitation complète du document vidéo en temps opportun.

Parmi les pays impliqués dans ce commerce frauduleux d'uranium au sommet de l'Etat congolais, il y a l'Iran. Un an à peine après son accession au pouvoir en juillet 1997, LD Kabila avait dénoncé le contrat signé avec ses partenaires des sociétés américaines de Kansas pour l'exploitation de la Gécamines, et il avait noué des nouveaux contacts très secrets avec l'Iran qui lui avait vendu en Octobre 1999 un petit nombre de missiles Scud, pour faire face à l'agression de ses anciens alliés rwandais (Kagamé) et ougandais (Museveni). Selon les chercheurs de Congo Special Weapons, « Les officiers militaires iraniens qui se faisaient passer pour une délégation des techniciens, étaient venus à Kinshasa pour procéder à l'assemblage des missiles. » Mais, selon la même source, «cette opération du montage du missile Scud-B et Scud-C a été rapidement découverte par les services de renseignement américains dès Novembre 1999.» Les services américains étaient particulièrement inquiets parce que cette vente constituait la première exportation des missiles de fabrication iranienne. Et ce fut la première fois que l'Iran exportait la composition complète de son système de missile. Le Scud-B, inspiré du système russe, a une portée d'environ 300 Km, tandis que le Scud-C est une version longue portée et il a une capacité d'environ 500 Km. Mais qu'est-ce que l'Iran gagnait en échange? La vente secrète de l'uranium par le Président congolais!

Selon nos sources militaires et civiles, une équipe de dix officiels iraniens ont opéré plusieurs missions en RDC. Et pour échapper à la surveillance des services occidentaux à Kinshasa, particulièrement celle des services américains, ils se sont servis de la couverture d'hommes d'affaires. En effet, la délégation iranienne, composée de 2 généraux, de 5 officiers supérieurs et de 3 experts civils dans le domaine nucléaire, avait profité des expositions commerciales qu'avait organisées l'ambassade d'Iran à Kinshasa pour effectuer quelques missions secrètes dans la mine d'uranium de Shinkolobwe à Lubumbashi. Et pour garantir la discrétion, la réussite et la sécurité de ces opérations, le Président Laurent Désiré KABILA avait responsabilisé le Général Major Dieudonné KAYEMBE, à l'époque Vice Ministre de la Défense, et le Général de Brigade Jean-Pierre MOYA DONGO TONGO, à l'époque Conseiller du Vice Ministre à la Défense. Un collège chargé de la logistique de cette opération était composé essentiellement des deux officiers supérieurs congolais : le Colonel AGURU était chargé du logement et de l'alimentation de la délégation iranienne qui était logée à la cité de l'OUA dans les appartements n°8 et 10, tandis que le Colonel NGOYI s'occupait du transport de la délégation lors de leurs séjours à Kinshasa et à Lubumbashi. Trois officiers congolais, arabophones et anglophones, avaient été sélectionnés pour servir comme interprètes à cette mission. Il s'agit des Capitaines MITIMA, BALEZI, et René BOKUMA. Le Général John NUMBI, à l'époque Commandant de la 4e région militaire au Katanga, était chargé d'assurer la protection et la sécurité des délégations (iranienne et congolaise) pendant leurs séjours et tout le long de leurs déplacements dans le site de Shinkolobwe. Selon une source militaire, cette délégation iranienne qui parlait l'arabe avec un accent persan très fort, avait réussi à négocier l'achat d'une importante quantité d'Uranium et de Niobium.

Selon d'autres sources très proches de la Présidence de la République, une importante concession d'Uranium avait été offerte aussi à la Corée du Nord par le Président LD KABILA en échange de la Coopération militaire. Il a fallu, selon les mêmes sources, une très forte pression de Washington à la limite des menaces, lors de son premier voyage aux Etats-Unis pour que Joseph Kabila acceptât, en échange de l'appui de l'administration américaine, de rompre l'accord avec les Coréens du Nord et de leur demander de stopper illico la formation militaire des officiers congolais dans la prétendue Académie militaire installée pour la circonstance à N'Sele, à 60 KM de Kinshasa. J Kabila leur demanda de quitter la RDC sans délai. C'était le prix à payer pour bénéficier du soutien de Washington, confiait à l'époque un proche de Kabila.

Les atermoiements que l'on constate au sujet du rapport des experts remis aux autorités américaines par un responsable politique de l'espace présidentiel en RDC ne relèveraient-ils pas de ce deal avec Joseph KABILA ? La question mérite d'être posée aujourd'hui. Cependant, si la délégation officielle coréenne a plié bagage et a quitté officiellement Kinshasa et Lubumbashi, la cupidité du nouveau patron de la RDC n'a malheureusement pas été assouvie. Le trafic a repris de plus belle, sous d'autres formes. Le successeur de M'Zée ne commettra certes pas l'imprudence de son prédécesseur qui transportait les fûts des produits radioactifs à bord de l'avion personnel du Chef de l'Etat via Djerba en Tunisie pour Tripoli. Il utilisera des méthodes plus classiques et plus « élégantes » pour assurer ce trafic de la mort.

Quand on observe bien la saga de la dynastie des «Kabila», on est frappés par la similitude des méthodes opérationnelles avec celles de la haute mafia internationale : les témoins gênants des événements disparaissent toujours ! Tenez : l'assassin de LD Kabila a été abattu sur le champ, et l'assassin de son assassin est muselé dans une prison à vie; les 20 Libanais mêlés aux opérations secrètes de LD Kabila ont été assassinés peu après lui dans des conditions jamais élucidées jusqu'ici ; le général Masasu qui menaçait de révéler à M'Zee les secrets du noyautage des Fardc en faveur de l'armée rwandaise fut exécuté au Katanga dans des conditions les plus obscures; les Commandants Tondele et Tsheke Mwaku furent exécutés sommairement alors qu'il tentaient de révéler à LD Kabila les secrets de détournement des matériels militaires en faveur du Rwanda ; les généraux Sylvain Buki et Sylvestre Lwetcha, témoins des opérations et des informations compromettantes, sont tous morts dans des circonstances mystérieuses, sans qu'une autopsie ne soit autorisée pour élucider les causes réelles de leurs décès ; le capitaine Sumahili, pilote mécanicien de l'avion présidentiel menaçait, selon ses amis intimes, de «révéler les secrets des opérations qu'il venait de réaliser avec ses collègues à Lubumbashi», il a été assassiné chez lui devant sa femme, dans la nuit du 23 au 24 mai 2006, par des hommes armés et cagoulés qui n'ont jamais été identifiés; le Colonel Mwamba Takaliri a assassiné Mme Espérance Mukalayi Kabila, sœur de LD Kabila, cet officier a été sommaire exécuté au mois de juillet dernier, sous prétexte d'avoir commis un crime passionnel à l'endroit de son amante, alors que selon les confidences de l'entourage même du Chef de l'Etat congolais, le colonel Mwamba réclamait plutôt ses impayés dus aux missions secrètes qu'il avait réalisées. Décidément, les témoins gênants ne survivent pas dans la saga des «Kabila»! Et c'est cet homme là que la Belgique voudrait mordicus imposer au peuple congolais! Dans notre prochaine parution, nous publierons les détails accablants des opérations de trafic d'uranium menées de mains de maître par l'actuel président sortant de la RDC

Il est fort dommage qu'à cause de l'ampleur de leurs intérêts financiers, certains dirigeants politiques occidentaux négligent l'importance des vrais indices qui prédisent les vrais dangers pour nos sociétés aujourd'hui. Notre monde ne devrait plus oublier la leçon de l'histoire que le terrorisme moderne vient de nous donner le 11 Septembre 2001 : un individu croupi au fond des grottes des montagnes afghanes a été capable de frapper à partir de sa retraite rustique le cœur de la première puissance militaire et économique du monde, ébranlant ainsi toute la planète terre ! Et cela, parce que les meilleurs services de renseignement des pays occidentaux avaient négligé les quelques avertissements et signalements reçus.

Aujourd'hui, le monde ne devrait pas prendre à la légère la sonnette d'alarme que des chercheurs et des observateurs avertis tirent sur ce qui se passe en République Démocratique du Congo, sous prétexte que la situation politique dans ce pays est déjà trop fragile ! Au moment où je termine cette adresse, des sources sûres signalent la présence secrète d'une délégation iranienne logée à la cité de l'OUA à Kinshasa, inutile de se poser la question sur le but de leur présence dans la capitale congolaise ; à l'heure actuelle, la Grande Bretagne vient d'être paralysée par la découverte d'un vaste réseau de 21 terroristes kamikazes qui voulaient faire sauter plusieurs avions sur l'Atlantique en utilisant des nouvelles méthodes d'explosion ! Que nous réservent-ils demain si nous péchons par laxisme ?

Quant à nous, nous poursuivrons inexorablement dans les jours à venir la publication des résultats de nos investigations et des vérifications des documents accablants en notre possession concernant ce trafic de la mort. Car nous sommes persuadés de la gravité des conséquences de ce trafic sur l'ensemble de notre pays et sur le reste du monde. L'acquisition des bombes nucléaires artisanales par des groupes terroristes peut avoir des conséquences incommensurables sur la sécurité mondiale. Et à cause de la qualité supérieure de l'uranium congolais, il suffit seulement d'une petite quantité pour que les malfrats arrivent à fabriquer un nombre important de ces engins de la mort. Nous ne nous acharnons donc pas sur une personne, mais nous tenons plutôt dénoncer la source du fléau qui plane sur la RDC avec une grave conséquence pour le monde. Car notre pays est devenu en quelques années, non seulement le pourvoyeur de ce produit dangereux pour l'humanité, mais aussi le tiroir-caisse des réseaux terroristes à travers le monde, grâce aux sociétés-écrans établies en RDC avec la complicité des plus hautes autorités politiques de ce pays. Ces sociétés se livrent ainsi impunément au trafic des matières précieuses et au blanchiment de l'argent sale qui finance les activités terroristes dans le monde.

Fait à Paris, le 11 août 2006

Honoré NGANDA NZAMBO KO ATUMBA

Président National de l'APARECO

Posté par cnrdoc à 06:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

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