29 septembre 2006

Joseph Kabila: livre-t-il de l'uranium à Téhéran ?

Exclusif : Le Congo livre-t-il de l'uranium à Téhéran ?

Le journal britannique The Sunday Times a signalé que «l'Iran essayait de se procurer de grandes quantités d'uranium en Afrique». Plusieurs documents indiquant des liens directs entre Kinshasa, Damas et Téhéran, circulent actuellement. Même s'ils ne sont que partiellement vrais, ils sont suffisamment inquiétants pour être pris très au sérieux.

En octobre 2005, un commerce de pièces détachées pour camions Iveco établi dans la 12e rue de Limete à Kin, aurait été le point de départ d'une livraison de matière radioactive. Il se pourrait que cette opération soit en rapport direct avec l'information que The Sunday Times a publiée le 6 août dernier à la une, sous le titre L'Iran essaie de se procurer de grandes quantités d'uranium en Afrique. Un haut fonctionnaire des douanes tanzaniennes a confirmé au journal britannique (sous le sceau du plus strict anonymat) que les services de douanes tanzaniens avaient intercepté en octobre 2005 de l'uranium qui «provenait sans le moindre doute de Lubumbashi». Selon nos propres sources congolaises - également anonymes -, des vols directs de Lubumbashi à Mwanza en Tanzanie seraient bien réels. Il pourrait donc s'agir du même chargement à moins que deux transports d'uranium se soient déroulés parallèlement, au départ du Katanga et au départ de la capitale congolaise.

Trends-Tendances est en possession de copies d'une correspondance datant de la période comprise entre novembre 2005 et mai 2006, entre l'entreprise iranienne Saman Cheshemen Mines of Iran et Wieland Lufttechnik GmbH de Erlangen (Allemagne), concernant l'achat de matière radioactive U 235 (livraisons sous les numéros 388420-11B-111, 367080-41B-122 et 386730-MB147). Différentes sources prétendent que ces documents sont authentiques et que Wieland exerce des activités en Tanzanie et possède une représentation à Lubumbashi. Dans les lettres échangées entre les entreprises iranienne et allemande, on cite des montants invraisemblables, de l'ordre de $ 2 milliards. Une certaine B. Bergmann de l'Export Department de Wieland écrit avoir «reçu les fonds de Saman Cheshemen» et signale en passant que «les travaux en Tanzanie avancent bien».

Selon ces mêmes documents, un dénommé John Kahozi, qui serait un homme de confiance du président congolais, voyagerait entre Téhéran, Dubaï et Harare afin de régler le volet financier de la transaction via les banques iraniennes Melly Bank, Refah Kargavan et Bank Mellat. Les montants sont passés (toujours d'après ces documents) par des comptes de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila au nom de John Kahozi à la Dubaï Islamic Bank. Une partie des opérations bancaires aurait également été effectuée, selon nos propres sources, via la Commercial Bank of Dubaï pour le compte de la firme de trading Congo Futur établie à Kinshasa.

Nos sources affirment que John Kahozi a séjourné le 21 novembre de l'an passé
à l'hôtel Overview à Dubaï et du 2 au 6 décembre 2005 à l'hôtel Azadi dans la capitale iranienne, après avoir accompagné un chargement via la Zambie. A Téhéran, John Kahozi a été rejoint par l'Indien Praveen Kundou, une connaissance de Katumba Mwanke, le conseiller spécial du président Joseph Kabila. John Kahozi aurait aussi été signalé dans l'hôtel Meikles, à Harare au Zimbabwe.

Des transports à partir de 2002
D'après diverses sources, ce trafic d'uranium aurait été amorcé au milieu des années 90 et atteint un point culminant au cours du week-end des 25 et 26 février 2006. Un premier chargement serait parti lorsque le dictateur zaïrois Mobutu s'est enfui devant Laurent-Désiré Kabila. En vue de négocier avec Laurent-Désiré Kabila leur retour au pays, quatre généraux de l'armée zaïroise auraient restitué 800 kg de stocks d'uranium passés à la hâte de l'autre côté du fleuve Congo, dans le pays voisin, le Congo-Brazzaville. Ce chargement aurait été transféré en Iran via la Suisse à bord d'avions des Lignes Aériennes Congolaises.

Laurent-Désiré Kabila aurait initialement pressenti d'offrir la cargaison au président libyen Mouammar Khadafi, mais ce dernier se préparait à renouer des relations avec l'Occident et a décliné l'offre. Fidel Castro a également refusé. En 1998, on signalait la présence de Nord-Coréens sur le site minier de Shinkolobwe au Katanga (d'où provenait la matière première qui a servi à fabriquer les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki - voir notre encadré De l'uranium congolais pour des terroristes ?). Suite aux fortes pressions des Américains, Laurent-Désiré Kabila avait mis fin aux contacts avec la Corée du Nord.

Finalement, Didier Kazadi, ancien directeur du service de sécurité sous Laurent-Désiré Kabila (qui serait un intermédiaire dans le trafic d'uranium) aurait trouvé une filière irano-libanaise. Didier Kazadi est cité dans un rapport des Nations unies. Quant aux livraisons régulières d'uranium à l'Iran, elles n'auraient réellement débuté qu'à partir de 2002. Selon nos sources, il y en aurait eu 12 au total.

Dans le but de vérifier l'authenticité des documents détaillés et inquiétants tombés entre nos mains, Trends- Tendances a contacté les entreprises citées en Allemagne et en Iran. Mais comme l'ONG américaine Global Witness en a fait l'expérience lors de son enquête sur le secteur minier au Katanga (Une corruption profonde, juillet 2006), il est rare qu'on puisse vérifier l'exactitude des informations. Le gouvernement iranien a qualifié l'article du Sunday Times de «propagande américaine» et le gouvernement congolais a parlé de «mensonge grossier».

Le journal britannique faisait pourtant référence à un rapport du 18 juillet 2006 rédigé par un groupe d'enquête des Nations unies et transmis au Conseil de sécurité. On peut y lire qu'au cours des six dernières années, le service de sécurité congolais a intercepté
à Kinshasa 50 caisses d'uranium et de césium : 100 kg d'uranium 238 et 235 en mars 2004. Le rapport des Nations unies cite aussi le chargement tombé entre les mains des douanes tanzaniennes et qui, via Bandar Abbas, le plus grand port iranien, était destiné
à l'enrichissement dans une fonderie du Kazakhstan.

La Belgique était-elle au courant ?
Le 7 août dernier, Trends-Tendances a demandé au ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht (VLD) si notre pays était au courant de ce trafic d'uranium à destination de l'Iran ? Karel De Gucht a réagi : «Peu après l'opération d'octobre 2005 dont il est question dans l'article du Sunday Times, j'ai reçu un rapport général de la Sûreté de l'Etat concernant un trafic possible d'uranium en provenance du Katanga. J'ai demandé une enquête complémentaire, mais dans ce second rapport de la Sûreté, datant de janvier 2006, on peut lire qu'il n'y a pas d'indications concrètes. Ensuite, nous avons contacté l'Agence internationale de l'Energie atomique. Ils ont qualifié la piste passant par la Tanzanie de possible mais également sans indications concrètes, tandis qu'une piste partant de Kinshasa semblait peu vraisemblable.»

Trends-Tendances a adressé la même question au commissaire européen Louis Michel, prédécesseur de Karel De Gucht aux Affaires étrangères. Nous n'avons pas reçu de réponse. Dommage lorsqu'on se souvient que Louis Michel avait suivi de près les évolutions politiques au Congo et que des informateurs congolais nous disent que même le gouvernement américain a reçu en février de cette année un dossier concernant l'exploitation minière illégale à Shinkolobwe via Azarias Ruberwa (RCD), un des vice-présidents congolais responsable de la sécurité nationale.

D'après nos sources congolaises, les routes des 12 livraisons de matière contenant de l'uranium à destination de l'Iran, entre début 2002 et le 26 février 2006, passeraient par Mwanza en Tanzanie et Khartoum au Soudan, avec des escales à Damas en Syrie. Le Zimbabwe intervient comme pays de transit pour les opérations bancaires. La plupart des chargements étaient des mélanges de minerais contenant de l'uranium et du coltan (un minerai qui entre dans la fabrication des GSM) provenant de mines de Shinkolobwe, Kakanda et Kambove.

Selon ces sources, la première transaction concernait encore un chargement de l'époque Mobutu qui provenait de la province de l'Équateur et qui fut transporté de l'aéroport de Kinshasa (Ndjili) vers la Cité de l'OUA (un faubourg de Kinshasa) où des Iraniens seraient venus le réceptionner. La 2e opération se serait déroulée de la même manière, au milieu de 2002. La 3e, fin 2002, également via la Cité de l'OUA. Le 4e transport, début 2003, aurait consisté en deux boîtes portant l'inscrïption «made in Ohio» emportées par des Syriens.

L'ambassade des Etats-Unis avait été avertie
La 5e transaction a eu lieu en septembre 2003 via la Tanzanie et aurait été signalée par l'une de nos sources congolaises à Polydor Olela, chargé d'affaires à l'ambassade américaine à Kinshasa. Mais le jour suivant, cet informateur aurait été arrêté par le service de sécurité congolais (l'Agence nationale de renseignements, ANR). Après cet incident, nos sources n'ont plus eu de contact avec les Américains. Nos informateurs voient des similitudes avec l'attentat terroriste contre l'ambassade des Etats-Unis à Mombassa, au Kenya, en 1998. Les services de renseignements américains avaient alors ignoré les avertissements fournis par des indicateurs locaux.

La semaine dernière, le président George Bush a été informé du trafic d'uranium du Congo vers l'Iran. Selon le journaliste américain Jackson Wilson, il a immédiatement chargé le général Michael Hayden, de la CIA, d'éclaircir l'affaire. Jackson Wilson cite également Katumba Mwanke, ambassadeur itinérant et conseiller du président Kabila. Cet ancien gouverneur du Katanga est désigné dans les rapports des Nations unies et d'ONG occidentales et congolaises comme un intermédiaire dans de grands contrats miniers et est cité, selon Jackson Wilson, dans un rapport adressé au service de sécurité américain (NSA). Katumba Mwanke se serait rendu au Moyen-Orient en 2005 et a été signalé deux fois à Téhéran.

Le 6e transport aurait eu lieu en octobre 2003, le 7e, en décembre 2003 et le 8e, en février 2004 à Ngiri-Ngiri, un quartier de Kinshasa. Ce qui aurait aussi été le cas pour la 9e opération en avril de la même année. L'opération d'octobre 2005 dont parle The Sunday Times, pourrait être la 10e ; la 11e ayant suivi peu après, en novembre 2005. Les derniers transports datent des 25 et 26 février 2006 et sont partis du quartier Limete à Kinshasa.

Nos informateurs désignent des personnages-clés de l'entourage du président congolais. Dans son rapport Une corruption profonde, Global Witness appelle l'entourage du président «le parapluie politique» tandis que l'International Crisis Group de Bruxelles parle d'un «gouvernement prédateur».

Des questions inquiétantes
Est-il possible que le président congolais n'ait pas été au courant ? Trends-Tendances a eu entre les mains une correspondance adressée au président. Ces documents semblent authentiques mais il n'est pas exclu qu'il s'agisse d'un montage fait par des opposants politiques de Joseph Kabila. Quoi qu'il en soit, on y trouve des renseignements précis sur des personnes, lieux et entreprises identifiables qui - même si une fraction seulement de ces informations est vraie - doivent être examinées par les services de sécurité compétents. Selon nos informateurs, la Sûreté belge aurait reçu voici plusieurs mois des informations à Kinshasa mais elle les a classées comme «pas sérieuses». Nos sources congolaises ont conclu qu'elles «n'avaient plus confiance dans les services de la Sûreté belge». Parmi ces documents figurent des textes de Saman Cheshemen Mines d'Iran : des mots en persan mais notés dans une écriture arabe non classique.

On peut aussi se demander comment il est possible que des transports venant de mines du Katanga et à destination de l'Iran puissent - à quelques exceptions près - se faire sans être remarqués. D'un point de vue logistique, de grandes quantités de mazout et de nombreux camions auraient été nécessaires pour amener les minerais uranifères en Tanzanie, par exemple (le Katanga représente 30 fois la superficie de la Belgique). Quant à un transport aérien au départ de Lubumbashi, comment aurait-il pu se concrétiser sans que personne ne s'en aperçoive. On sait que ce genre de mouvements aériens ont lieu dans l'est du Congo et font l'objet de rapports récents des Nations unies. Pour Lubumbashi, il n'en est rien.

Autre point d'interrogation : comment Wieland GmbH, un important fabricant allemand d'installations d'aspiration fixes et mobiles pour toutes sortes d'applications industrielles, se trouve-t-il - selon les documents en notre possession - impliqué dans cette affaire ? Nos sources congolaises affirment que l'entourage de Joseph Kabila opère via de petites entreprises ou des entreprises amies. Elles citent notamment - à juste titre ou non - Wieland, Congo Futur et Saman Cheshemen Mines of Iran. Saman Cheshemen aurait une filiale à Lubumbashi. Wieland opérerait en Tanzanie et serait représentée à Lubumbashi par Samba Kaputo (chef du service de sécurité de Kabila). Le trader en denrées alimentaires de Kinshasa, Congo Futur, a été fondé en 1997 par le Libanais Kassim Tadjideen et s'est développé depuis lors au point de devenir le principal fournisseur alimentaire du Congo.

Dans son rapport sur l'exploitation minière au Katanga, Global Witness cite des sources qui affirment que des trafiquants de minerais ont des liens étroits avec des membres de la famille de Kabila - Global Witness ne peut pas le prouver mais, selon des informateurs locaux, les instances judiciaires et le service de sécurité ANR seraient soudoyés pour qu'ils ferment les yeux.

Trends-Tendances a demandé une explication à Wieland. L'entreprise a-t-elle, sans le savoir, été abusée ? B. Bergmann, qui aurait signé des lettres compromettantes, a entre-temps été remplacé par Gerhart Borrmann. Ce dernier affirme que Wieland n'a pas d'activités au sud du Sahara et certainement pas au Congo ou en Tanzanie ; il ne connaît pas Saman Cheshemen : «Nous faisons bien des affaires avec Pars Cement à Téhéran, peut-être a-t-on d'une manière ou d'une autre abusé
à notre insu de notre raison sociale et de notre papier à lettre. Non, nous n'avons jamais été contactés à ce sujet par des services de sécurité occidentaux.» Nous avons téléphoné chez Saman Cheshemen Mines mais là, personne ne pouvait nous répondre en anglais. Carina Tertsakian, de Global Witness, qui est également en possession des mêmes documents, voit suffisamment d'indices pour faire examiner ces informations en profondeur par des services de sécurité occidentaux spécialisés.

Erik Bruyland


De l'uranium congolais pour les terroristes ?


Dans une réaction à l'information parue dans The Sunday Times, Téhéran a déclaré que l'Iran possédait des mines d'uranium et n'avait pas besoin de recourir à des importations. L'uranium iranien est cependant moins riche que le katangais. L'Iran disposerait d'assez importantes réserves d'uranium qui sont connues. Pour pouvoir poursuivre son programme de développement nucléaire, Téhéran essayerait cependant d'acheter de petites quantités illégalement en dehors du circuit de contrôle international.

• Le gouvernement congolais rétorque que le minerai uranifère ne peut pas être transporté à partir du Katanga à l'état brut. Parce que le concentrateur de minerais de Shinkolobwe a été démantelé. Par conséquent, ce minerai ne peut pas être enrichi sur place pour en faire du yellow cake qui permet de petits transports concentrés. Mais comme le minerai uranifère extrait au Katanga est tellement riche, des quantités relativement limitées pourraient néanmoins suffire, selon nos sources congolaises, pour fabriquer des petites bombes dites «sales» (dirty bombs) qui peuvent être utilisées dans des attentats terroristes.

• Le gouverneur du Katanga, Kisula Ngoy, a déclaré que l'ambassade des Etats-Unis s'est rendue le 9 août à Shinkolobwe et a constaté qu'il n'y avait pas d'exploitation. Cependant, le gouverneur demande qu'une commission d'enquête officielle et indépendante puisse se rendre sur place car, d'après lui, il serait possible que des entreprises minières locales achètent des stocks de minerai auprès de creuseurs artisanaux.

• Les numéros de série des livraisons d'uranium auxquels il est fait référence dans la correspondance entre Wieland GmbH et l'entreprise iranienne Saman Cheshemen seraient, d'après notre enquête, ceux des ventes officielles de stocks d'uranium, réalisées par l'entreprise publique congolaise Gécamines, en 1966 et 1968. Ces numéros de série antérieurs ont-ils été utilisés pour donner à cette opération de contrebande une apparence véridique ? Certains expliquent le montant incroyable de $ 2 milliards par le fait qu'il s'agirait d'une opération de blanchiment de capitaux.

• Hormis les minerais uranifères du Katanga, il se peut que des déchets radioactifs de la centrale de recherche nucléaire de Kinshasa (à présent fortement laissé à l'abandon) se retrouvent dans ces opérations (raison pour laquelle nos sources congolaises tirent la sonnette d'alarme).

«Vous autres Occidentaux êtes incroyables, dit un informateur, vous semblez incrédules alors que cela se passe sous vos yeux.» Faisant référence à Oussama Ben Laden : «Même les services de sécurité ne comprennent pas comment un homme a pu financer les attentats du 11 septembre 2001 à New York... du fond d'une grotte. Ce financement n'est pas passé par Wall Street mais par des voies informelles.»
Par APARECO

Posté par cnrdoc à 06:08 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires sur Joseph Kabila: livre-t-il de l'uranium à Téhéran ?

    songqiudong

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    Posté par Vibram, 18 janvier 2011 à 10:13 | | Répondre
  • Hypocrisie inutile

    Partant du principe qu'"il n'y a jamais dans ces affaires des indications concrètes" aujourd'hui, simplement parce que les personnes impliquées sont certainement encore au pouvoir et liées par des relations d'influences et de dépendance mutuelle, basées certainement encore sur la protection des "secrets", je me permet de rire de tout ça et de dire qu'au fond tout le monde y gagne et y perd à la fois.
    Si le premier convoi de près de 800kg datait du régime de Mobutu, on conclut logiquement que le trafic n'est donc pas amorcé avec Kabila et que les mines n'était donc pas fermé à son accession au pouvoir. Et si c'est Kabila qui initie le marché dit "des terroristes" ou avec la corée du nord, etc, à qui donc était destiné le convoi détenu par les généraux zairois de Mobutu ??? Soit il était destiné à ces mêmes pays, alors qu'on arrête de nous dire que c'est Kabila qui est l'initiateur, soit il était destiné aux pays occidentaux, alors qu'on arrête de nous dire que les mines était fermées ou que ces pays respectent le principe de la non-prolifération des matière nucléaires. Surtout que l'uranium congolais est plus intéressant pour des applications militaires que civiles (cfr Einstein). Et si ces pays occidentaux ne respectent rien (on note une firme Allemande) dans le circuit et qu'ils s'en mettent plein les poches avec ... alors qu'on ne s'étonne pas que tout le monde y ait droit !!! De plus, quand on sait les rapports qu'il y a entre la famille Bush et la famille Ben Laden, excusez-moi de dire que tout ce palabre est une grosse farce ... Encore des déclarations (peut-être réelles), mais opportunistes pour maintenir un moyen de pression sur les petits dirigeants africains qui auront toujours les mains liés, élus démocratiquement ou pas, pour des intérêts dont la plus grande partie ne leur reviendra jamais, mais qui supporteront seuls toutes les conséquences des procès qu'on leur fera dans 20 ans sur ces affaires, quand ce ne sera plus la peine de protéger des secrets bien sûr ...
    Quelle hypocrisie !!!

    Posté par ELNegros, 21 octobre 2006 à 14:45 | | Répondre
  • Finance Dissertation

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    Posté par Finance Disserta, 05 février 2011 à 12:34 | | Répondre
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